Terme du métier
IFS Food, et la distribution qui le détient
IFS Food s'applique aux entreprises qui transforment des aliments ou conditionnent des produits en vrac sur un site, et il voisine avec des référentiels distincts pour le négoce et pour l'entreposage. Sa gouvernance mérite d'être connue, car le référentiel est contrôlé par des associations de la distribution allemande et française, ce qui explique où on l'exige et sur quoi portent ses questions.
Les chiffres
| Qui contrôle le référentiel | Des associations de la distribution allemande et française, par leur société de gestion |
|---|---|
| Ce qui entre dans le périmètre | La transformation, et le conditionnement de produits en vrac sur un site |
| Ce qui reste en dehors | Le négoce et l'entreposage, chacun doté de son propre référentiel |
| Reconnaissance | Version 8 reconnue par la Global Food Safety Initiative depuis septembre 2024 |
| Où nous en sommes | Aucun détenu, avec un verger hors du périmètre des trois référentiels |
Ce que cela change sur une commande
Vous achetez par un importateur plutôt que chez un producteur
L'importateur qui ne manipule aucun fruit relève du référentiel de négoce. Lui demander celui de la transformation vaut un refus poli et coûte une semaine.
Votre cahier des charges le cite à côté de son homologue britannique
Les deux sont reconnus sous le même chapeau mondial. Nommez celui que vous acceptez, faute de quoi les fournisseurs coteront la lecture de la paire qui leur coûte le plus.
Vous vous êtes demandé pourquoi un audit pose les questions qu'il pose
Ce sont des acheteurs qui les ont écrites. Lire le référentiel vous montre ce que les services achats derrière lui tiennent pour non négociable, ce qui sert que vous demandiez un certificat ou non.
Ce que cette note ne tranche pas
- Nous ne détenons rien de cette famille et n'avons rien demandé. Un verger tombe hors du périmètre de chacun de ces référentiels.
- Un certificat couvre les activités inscrites dans son périmètre. Deux sociétés sous un même référentiel vous vendent des quantités d'assurance différentes.
- Les audits sont conduits contre une version précise. La version a sa place dans votre fiche fournisseur, à côté du numéro de certificat.
Source : IFS Certification, GFSI recognition of IFS Food version 8
Écrit par des acheteurs, pour des acheteurs
Les référentiels aiment à se présenter comme des arbitres neutres. IFS Food fait quelque chose de plus honnête : il appartient à la distribution, à travers deux associations nationales dont les membres sont précisément les sociétés qui le citent dans leurs cahiers des charges. Rien de cela n'est caché. Cela explique aussi la forme d'un audit, parce que les questions ont été choisies par ceux qui allaient lire les réponses.
Il y a là une utilité pour un acheteur qui n'a aucune intention de demander un certificat. Lire le référentiel vous montre ce que les grandes enseignes européennes ont déjà tranché comme non négociable, ce qui relève de la connaissance du marché et non de l'administratif. Cela explique aussi la géographie. Un fournisseur qui vise l'Allemagne et la France satisfait celui-ci, et un fournisseur qui vise la Grande-Bretagne satisfait l'autre.
Trois référentiels, la mauvaise case, et notre réponse
La famille se divise par activité. La transformation et le conditionnement sur un site relèvent d'un référentiel, le négoce sans manipulation physique d'un deuxième, le stockage et le transport d'un troisième. Un formulaire d'agrément qui demande à chaque fournisseur le référentiel de transformation récolte des refus polis d'importateurs qui détiennent précisément le bon certificat pour ce qu'ils font réellement.
Pour un verger, les trois sont la mauvaise case, et nous n'en détenons aucun. Les deux moitiés de cette phrase méritent d'être dites ensemble, parce qu'on les confond. Un producteur qui n'en détient pas n'a rien d'inhabituel, et n'avoir rien d'inhabituel ne rapproche guère de l'agrément quand la politique a été écrite pour des usines. Dites-nous quelle société de la chaîne vos règles ont réellement besoin de voir certifiée, et la conversation raccourcit.
Parlez au producteur
Dites-nous la variété, les calibres et la semaine de livraison qu'il vous faut. Vous recevrez un prix rendu et ce que nous pouvons engager par écrit, de la personne qui récolte le fruit.
Les demandes sont traitées par le producteur lui-même. Les délais de réponse restent à confirmer. Nous répondons en anglais ou en espagnol.